mardi 17 avril 2012

Helmut Newton au Grand Palais

Petite sortie en nocturne, parce que Newton le vaut bien... et petite envie de revivre la magie de l'expo berlinoise... on y avait déjà découvert une oeuvre bien plus complexe que la réputation de père du "porno chic" laissait espérer. Au fond, peu importe qu'il y ait des femmes et qu'elles soient nues dans ses photographies, ce qui frappe est d'abord la précision de son regard, la mesure de photographies ciselées, assez éloignées du politiquement correct, toujours sur le fil du rasoir entre le raffinement et la crudité... Une exposition à voir!

La saison des mariages

Les faire-part commencent à affluer, les uns après les autres... rappelant le temps qui passe. Inutile de le nier, j'appartiens à présent à la génération qui "se marie". Fini le temps où l'on était invité aux mariages de frères et soeurs d'amis, aux mariages de cousins qu'on ne voit qu'une fois l'an... c'est toute une promotion, qui de la pension, qui du Lycée etc. Au moins l'on n'oublie pas l'Eternel célibataire!
Il faut donc ressortir la jaquette et - joie!- choisir parmi les hauts-de-forme celui qui se prêtera le mieux aux climats cévenol, champenois ou bordelais! Il faut aussi, car chaque détail compte, choisir son mouchoir.
S'habiller? Pour qui? Pour les mariés? Ils ne verront personne de la journée, emportés dans un tourbillon de salutations et de félicitations. Pour la Personne que je pourrais y rencontrer? D'expérience, je n'ai jamais rencontré Quelqu'un à un mariage. Alors, une fois de plus, s'habiller pour soi, pour cette petite satisfaction de se sentir élégant... et qui sait, Quelqu'un vous remarquera-t-il...

vendredi 6 avril 2012

Michael Haydn, requiem (King's consort)

Quelle merveilleuse invention que le Japon...

Quelle merveilleuse invention que le Japon…
Le prétexte idéal pour disparaître quelque temps, sentir le besoin de vous parler, enfin. Creuser cette absence qui rend le désir si vif.
Je m’enterrai dans la campagne normande, en réalité. Littéralement. Sans téléphone, sans rien d’autre que la bibliothèque familiale et un bon feu dans les mois d’hiver.
A l'instar de Juliette, je fis du choix d’une poire un délicieux dilemme.Je profitai de bains moussants à 14 heures comme à 2 heures du matin...  Une vie à mon rythme, une vie sans signe de vie extérieur.
Ces quelques jours se transformèrent bien vite en hibernation... car on prend l'habitude de se couper du monde et l'on prend goût à cette bulle dorée que l'on forme autour de soi. Le téléphone ne fut pas allumé une seule fois, pas plus que je ne consultai mes mails...
Il m’a fallu refaire surface. Me voici!