lundi 28 mars 2011

La panthère en uniforme

Il faisait beau, ce vendredi matin. Quel bonheur d'être réveillé par les premiers rayons de soleil. On en oublirait presque qu'il est tout juste six heures...
L'occasion est trop belle! Depuis le temps que je voulais prendre mon petit-déjeuner à la terrasse d'un café... J'ai une faiblesse, en effet, pour les terrasses. Y compris - et surtout, même - tôt le matin. Il y a un goût de farniente dans ce petit plaisir et Paris en prendrait presque des allures de Toscane...
Devant mon crème, j'ouvre le journal... et je ne prends pas garde au fait qu'une femme, la quarantaine franche et heureuse, vienne s'asseoir à côté de moi. Un peu trop près à mon goût, mais les terrasses sont à tout le monde...
Voyez-vous, je n'ai pas l'habitude d'être dragué. Encore moins tôt le matin. Encore moins par une femme, encore moins par une femme qui a peut-être vingt ans de plus que moi.
La panthère sort ses griffes... Limées, vernies, entretenues, comme il se doit.
J'apprends ainsi que je suis un "beau jeune homme", élégant et plein d'allure... avec de la carrure, même! Je ne peux m'empêcher de rire. Moi qui dépasse à peine le mètre 76.
Elle me glisse au passage, comme pour s'excuser, qu'elle profite du fait qu'elle n'est pas en uniforme. Elle ne pourrait se permettre de tenir un tel discours à un homme autrement. Et puis n'étant venue à Paris que pour un jour, elle se sent comme libérée, prête à tout.
Elle pique ainsi, sans le savoir, ma curiosité. Je lui dis, très innocemment, que moi aussi, j'ai été militaire.
Je réveille ses instincts, j'ajoute sans le savoir à l'attrait que j'exerce sur elle, bien malgré moi. Elle doit pourtant bien savoir que mon âge ne me permet pas d'avoir eu une grande expérience sous les drapeaux et pourtant je vois dans ses yeux comme une lueur à l'idée d'un petit Rambo rangé et bien sous tous rapports.

Je ne sais comment, mais j'arrive à m'en sortir vivant. Sans même avoir à lui laisser mon numéro.
Pauvre femme, me dis-je. Et je balaie mes pensées d'un revers de la main.

Arrivé au bureau, je m'inquiète de mon rendez-vous de ce matin. Quelqu'un qui vient de la base de Toulon.
Une vingtaine de minutes plus tard, on frappe à ma porte. Une féline en uniforme se présente...

Passent quelques secondes - oh qu'elles furent longues!- de silence gêné. Jusqu'à ce que, dans un accord tacite, chacun de nous choisisse de faire abstraction de notre conversation autour d'un crème...

Est-ce par sadisme que j'affichais un sourire malin en écoutant ce qu'elle avait à me dire? Je ne crois pas. Juste un peu d'admiration pour son cran et son envie de vivre. L'aura-t-elle compris?

Et puis, à qui raconter l'aventure? Cela n'arrive que dans les films... D'ailleurs, le féminin de corvettard, est-ce corvettarde ou corvettasse?

jeudi 24 mars 2011

Les bijoux de la Castafiore

Je m'en veux terriblement d'être aussi superficiel... Mais j'avoue que ce matin, en apprenant le décès d'Elizabeth Taylor, ma première pensée ne fut pas pour ses films, d'une valeur très inégale, mais bien pour ses bijoux...

Une collection qui va peut-être revenir sur le marché...Je sais bien que je n'aurais pas les moyens de participer à d'éventuelles enchères. Et d'ailleurs, à qui offrirais-je ces joyaux? L'aventure qu'ont déjà connu certains de ces bijoux va donc être relancée!

mardi 22 mars 2011

Max Riemelt

Mon intérêt pour Max Riemelt doit beaucoup, je l'avoue, aux quelques scènes de boxe et de douche du film Napola. Mais si j'ai pu remarquer le physique avantageux d'autres acteurs allemands, tel Tobias Schönenberg, j'ai aussi été frappé par un indéniable talent qui n'a fait que se confirmer dans les films qui ont suivi.


La vague, par exemple, qui sur la base du roman du même nom montre à quel point le totalitarisme est un danger de tous les instants.
Max Riemelt (Klaus Lange)

Le Grand Carême

Voici quelques jours déjà que les orthodoxes sont entrés dans le temps du Grand Carême.
Temps de passage au désert, temps de privation aussi pour se recentrer sur l'essentiel.
Il y a peu de temps , je demandais encore la délivrance de mon attirance pour les garçons. En un sens, l'entrée en carême était simple, la voie droite et claire. Tout au plus, il s'agissait de vivre la vie choisie avant moi par le grand-duc Constantin... Une vie faite à tour de rôle d'exaltation et de renoncement.

A quoi m'engager aujourd'hui? J'ai beau tourner la question dans ma tête, je ne vois que des résolutions de jour de l'an.
L'entrée dans le Grand Carême est difficile...

vendredi 11 mars 2011

cadeau musical: Steve Reich

Music for a large ensemble

Pierre-Alain Tâche

Je n’ai pas prétention de savoir
ce qu’est la voie ; et moins encore où elle va :
c’est elle qui conduit la quête, et qui la suit
fait abandon de tout désir qui lui soit étranger.




Aujourd'hui, 11 mars, Pierre-Alain Tâche reçoit officiellement le prix Roger Kowalski 2010 à Lyon...

Многая Лета!!

vendredi 4 mars 2011

Icône : Matt Benstead




Avec son nez busqué, son regard d'aigle et son menton affirmé, Matt Benstead est un petit britannique d'1,85m qui ne manque pas de charme...
Habitué des défilés depuis 2006, on l'a vu porter les tenues de chez Lanvin, Prada, Moschino, Miu Miu, Missoni... Rien d'étonnant à ce qu'il ait représenté les marques Burberry et Aquascutum...
(photographie de Garda Tang, Mr Classic)

Prendre son après-midi

Quelle merveilleuse expression, pleine de promesses, synonyme de liberté... Depuis que je travaille et que, pour "prendre mon après-midi", je dois en référer à mon supérieur hiérarchique, son charme n'a fait que grandir.
Où aller? Cela fait si longtemps. Je me sens perdu, incapable de retrouver de saines habitudes au milieu de cette marée humaine qui parcourt les rues en tous sens... Je finirais par croire que Little Dream, l'ange de bon conseil, a raison : je ne sais plus me reposer... A peine arrivé aux abords du Palais-Royal, je me rends compte pourtant que ce n'est pas là que me guident mes pas. Je continue mon chemin, comme dans un besoin de m'épuiser physiquement dans la marche. Sans m'en rendre compte j'ai déjà bifurqué vers le pont des Arts...
De l'autre côté de la Seine, la question me revient en pleine face. Où aller? Il est clair qu'aucune des mes étapes habituelles ne saurait m'arrêter aujourd'hui. Le soleil suffirait à lui seul à justifier une promenade, mais je sais que je ne peux pas me cacher plus longtemps à moi-même ce que le travail, ce matin, n'a fait que dissimuler...
Ce besoin de marcher sans but, je l'ai déjà ressenti...

Hier, IL a été distant, lointain, absorbé semble-t-il par mille autres choses que moi... Je n'ai pas osé le regarder, j'ai évité son regard même, de peur de l'effrayer, de peur d'être importun. J'aurais tellement voulu cependant qu'il m'accorde un regard, un mot. Je suis tout entier envahi de LUI, c'est certain.

J'ai marché, je suis fatigué.