lundi 31 janvier 2011

Cadeau musical - William Byrd, Agnus Dei

J'emprunte l'idée du cadeau musical au blog Gay Cultes, blog d'une grande diversité...

Mais qu'est devenu Jonny Wilkinson?

Non, je ne vais pas tenir une rubrique people et vous annoncer les plus grands scoops. Désolé de vous décevoir.
Cette question, aussi intéressante soit-elle dans l'absolu, ne concerne malheureusement que les interrogations répétées de la petite poignée de lecteurs de ce blog. Le fait est que la principale source pour accéder à ce blog a été la recherche d'images de Jonny Wilkinson.
Je cède et vous rends cette photographie tout à fait avantageuse. Je ne voulais simplement pas réduire la lecture de ce blog à ce type de recherches. Mais je l'affirme haut et fort:
"there are still gentlemen today" et il faut remercier Jonny Wilkinson de continuer à incarner ce à quoi nous croyons, tant sur le plan des apparences que sur un plan beaucoup plus fondamental qui engage l'être tout entier.

Un prix d'Amérique sans surprise

Il était très difficile de me motiver ce week-end pour honorer mes engagements. Le froid très cru, la perspective d'un bon thé chaud pris en peignoir, tout ceci me retenait loin du prix d'Amérique. Comme on se doit aussi aux autres et notamment aux amis qu'on a promis d'accompagner, il a bien fallu s'extraire de cette douce langueur.
J'avais en tête un cru 2010 où les outsiders avaient donné le ton. J'avais peu d'espoir de surprise pour cette édition, même si la récente blessure au poignet de Franck Nivard empêchait de vendre la crinière de Ready Cash avant qu'il n'ait mis le pied sur le paddock. Aucune surprise à cette édition, une accélération au bon moment et ce fut tout. L'occasion de revoir la belle allure de ce superbe trotteur
Félicitations à Frank Nivard et à Ready Cash! et bonne chance à Maharajah et Stefan Hultman, dont nous devrions entendre parler sous peu..!
Retour au chaud. Après tout, quoi de mieux qu'une tasse de thé après une course dans le froid?

vendredi 21 janvier 2011

Dressage

Il est encore, Dieu merci, des sports très peu médiatiques. On sait les écueils d'une starisation rapide pour certaines disciplines. Et pourtant l'on se prend à rêver que le public soit plus important quand il s'agit de dressage. Foin des grandes kermesses. L'attention se porte sur un exercice exigeant, engageant une relation de confiance entre l'homme et le cheval.
Parmi les grands noms du dressage, je retiens Hubertus Schmidt, que j'ai découvert en 2006... quand il est devenu champion du monde.
Ses reprises semblent couler de source, elles sont limpides, techniquement parfaites. Son tact lorsqu'il aborde les chevaux est palpable par le public. Tout n'est que respect, perfection technique et grâce. Il n'a pas monté que de grands chevaux et il me semble que pour cette raison même il a droit à un surcroît d'admiration. Il est ici avec Weltissimo

mardi 18 janvier 2011

Colifichet, vous avez dit colifichet?

J'arrive une fois de plus après la bataille pour parler de cette exposition..! Que voulez-vous, pris par une actualité assez dense à mon bureau, je n'ai que trop peu le temps d'alimenter ce blog...
Bulgari... Le nom évoque déjà un monde coloré et brillant. Une promesse d'éclat... Une histoire, ensuite. Cent trente ans de création au service du beau et de l'inutile.
Je m'y suis rendu, je l'avoue, attiré par la collection d'Elisabeth Taylor, que je savais déjà heureuse propriétaire de la Pérégrina. Mais quelle découverte, au-delà de mes pulsions voyeuristes: le tournant très net des années 60, où Bulgari intégre ses pierres précieuses dans des compositions peu communes est à tomber par terre.
Mon grand-père disait que les seuls bijoux qu'un homme pouvait porter étaient ses médailles et décorations... Dieu fasse que je sois reçu dans un ordre de chevalerie dont l'insigne aura été conçu par Bulgari!

Crépuscule des dieux?

Autour d'un demi, un ami de longue date me lance : "C'est sûr que Keith Richards a un nègre. Comment veux-tu qu'un rocker drogué écrive aussi bien?"
Un peu surpris tout d'abord par la remarque, je me redresse et j'affirme haut et fort que Keith Richards ne peut qu'être l'auteur de Life, justement parce que c'est un rocker de génie. J'avais encore en tête ce passage sur les échanges de partenaires...

Il m'a fallu des lustres pour découvrir ce qui s'était passé [sur le tournage du film «Performance»] entre Mick et Anita [Pallenberg]. Je n'ai jamais rien attendu d'Anita. Pour commencer, je l'avais chipée à Brian. Donc, tu t'es tapée Mick, maintenant? Alors, c'était comment? Ah, il fallait que tu essaies ce mec? OK. Et si cette histoire a creusé un peu plus le fossé entre Mick et moi, c'est surtout pour lui, pas pour moi. Et probablement pour toujours.
[ ... ]

D'un autre côté, pendant que tu faisais ça, moi, je me tapais Marianne [Faithfull], mon pote. Qui va à la chasse perd sa place, non? En fait, il a fallu que je décampe en catastrophe, quand le zigue [Mick Jagger] est revenu. Notre seule fois ensemble. Très physique, très chaud. On était en plein dans «les dernières lueurs», comme Mick le dit dans «Let Me down Slow», ma tête bien calée entre ces deux magnifiques nichons, et brusquement on entend sa voiture arriver. J'ai filé dans le jardin par la fenêtre après avoir attrapé mes grolles, quand je me suis aperçu que j'avais oublié mes chaussettes. On plaisante encore là-dessus, Marianne et moi. Elle m'envoie des messages du style «Toujours pas retrouvé tes chaussettes».

La discussion aurait pu en rester là. Mais le besoin de me torturer l'esprit, que j'éprouve un peu trop à mon goût, a vite pris le dessus.
Qu'en sais-je après tout. Keith Richards est bien haut dans mon Panthéon du rock, certes. On n'attaque pas une idole sans risque. Mais pourquoi une réaction aussi vive de ma part? On touche au dogme, indéniablement. Cet ami venait d'attaquer ce qui sonnait comme une certitude : le génie est un tout. Qui a le moindre doute sur un détail menace l'ensemble.
Les quelques cours ou conférences auxquels j'ai assisté sur la question homérique se sont toujours immanquablement finis sur cette conclusion: " on ne peut mettre en doute totalement la paternité de l'Iliade et l'Odyssée sans remettre totalement en cause ce que l'on croit savoir sur le VIIIe siècle grec"
Je ne me permettrai pas de clore le débat de la même façon, mais je demande juste à ce qu'on respecte le besoin de certitude qui peut parfois me réconforter de tant de questions sans réponses. D'ailleurs, Keith Richards ne nous en offre-il pas la preuve, lorsqu'il raconte son arrestation après une nuit très... acide:

On frappe à la porte. Je regarde par la fenêtre et je vois plein de nains dehors, tous vêtus pareil. C'était des policiers mais je ne le savais pas. Ils ressemblaient à des personnes toutes petites avec des habits bleu foncé et des casques qui brillaient. Quel accoutrement ! Vous étiez censés venir ? Peu importe, entrez, il fait froid dehors"