L’ai-je déjà dit ? Je suis extrêmement bon public lorsqu’il s’agit de théâtre. Le simple fait de « sortir » est déjà une fête.
C’était donc déjà avec joie que je me rendais à l’Agamemnon de Sénèque. J’ignorais tout de cette pièce, n’ayant eu à traduire que des extraits des Lettres à Lucilius. Clytemnestre fut magistrale, saisissante, au point de faire paraître Agamemnon bien pâlot, bien terne, veillant pour ainsi dire les morts. Eurybate, campé par Michel Vuillermoz, porte la tension de la pièce à son comble avec le fameux récit du désastre de la flotte.
Denis Marleau, déjà connu pour l’utilisation de ce medium, a eu une trouvaille pour le chœur, parfois difficile à intégrer dans notre théâtre : l’usage de videos, qui peut se révéler si intrusif, remplit à merveille cette fonction, les atlantes trouvant leur juste place dans une masse de masques.
















